Statistiques

OMS:
* Une personne sur 4 souffre d'un trouble mental à un moment de sa vie.
* Environ 450 millions de personnes souffrent actuellement de troubles mentaux.
* Il existe des traitements mais près des 2 tiers ne vont jamais se faire soigner.
* Avec un traitement adéquat les personnes peuvent vivre des vies productives.
* L'OMS estime qu'entre 2 et 4% de la population générale satisfait aux critères du trouble borderline.

Le BPD Central (association américaine "incontournable" sur la maladie) nous dit:
 * Le chiffre de 2% ne peut être exact (sous-estimé) pour les raisons suivantes:
Les cliniciens sont activement découragés à inscrire le mot Borderline sur la feuille du patient en raison des stigmas, du rejet des assurances et parce que beaucoup de cliniciens ne sont pas formés à faire un diagnostic,
(En clair, il y en a beaucoup beaucoup plus).
* Il y a 50% plus de malades borderline que de malades souffrant de la maladie d'Alzheimer.

Le trouble Borderline état limite toucherait 105 millions de personnes (3%) à travers le monde
- soit entre 2.5 et 3 fois plus que le SlDA
- au moins 2 fois plus que la schizophrénie
- au moins 2 fois plus que le trouble bipolaire.
Lorsque l'on aura des chiffres plus précis sur la maladie, il est possible que l'on pourra parler d'un nombre comparable entre les DlABETIQUES 4.4% et les BORDERLINE 2 à 4%.

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Bienvenue dans mon blog et dans mon univers de trentenaire bipolaire et bordeline, ni victime ni désepérée, juste une amoureuse de la vie bien décidée à en finir avec ses troubles :)

Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 00:19
Le trouble de la personnalité borderline touche près de 2 % de la population. Les personnes atteintes de ce trouble psychique ont énormément de difficultés à gérer leurs émotions.

"Mon enfance a été un véritable cauchemar. Lorsque j’étais bébé, mes parents ne me prenaient jamais dans leurs bras quand je pleurais. Ils me giflaient et me cognaient jusqu’à ce que je me calme ou plutôt que je tombe dans les pommes. Je n’ai aucun souvenir de moments de tendresse, de câlins ou d’un peu de respect à mon égard."

"Je crois que j’ai toujours vécu dans la violence : mes parents hurlaient et se tapaient dessus, ils cassaient des meubles et les jetaient par la fenêtre. Dehors aussi ils étaient violents. La police venait régulièrement chez nous…J’étais un enfant très solitaire."

Expériences traumatisantes, rapports familiaux chaotiques, manque d’attention…La plupart des personnes borderline - également appelé état limite - ont été abusées ou maltraitées pendant leur enfance. Le manque d’amour et d’attention les a également profondément marquées. Peu de gens sont capables de surmonter de telles épreuves. Les malades doivent apprendre à gérer leur instabilité émotionnelle et leurs blessures identitaires.

Symptômes
Sautes d’humeur, troubles du jugement, perte de contact avec le réel: le trouble borderline a plusieurs facettes. C’est un mélange de nombreux symptômes, plus ou moins accentués selon les personnes. La plupart souffrent d’un sentiment d’infériorité et ont une mauvaise image d’elles-mêmes. Beaucoup ont peur d’être abandonnées. C’est ce qui explique leur besoin de contrôler en permanence leur entourage. Leur vie toute entière est dominée par la peur.
Certains patients borderline se réfugient dans la dépression, le mépris de soi et la solitude. Beaucoup se sentent transparents et totalement étrangers au monde qui les entoure. Ils sont incapables de ressentir de la joie ou de la douleur, ce qui fait naître un terrible sentiment de vide en eux. D’un point de vue psychodynamique, on peut considérer que le trouble borderline est un mécanisme inconscient de défense contre la douleur intérieure. Il est pratiquement impossible pour une personne borderline de mener une vie normale. Beaucoup rencontrent des difficultés au travail. Leur humeur constamment changeante complique la vie de famille et les relations avec les proches.

Comportements d'auto-agressivité
Les personnes atteintes du syndrome borderline doivent faire face à une énorme souffrance psychique. Elles n’ont jamais appris à gérer leurs sentiments, c’est pourquoi elles retournent toute leur colère, leur tristesse et leur agressivité contre elles-mêmes. Elles utilisent l’automutilation pour faire retomber la pression intérieure. De nombreux malades se tailladent les bras ou se tapent la tête contre les murs. Il leur arrive de se blesser gravement, voire mortellement.Les patients ne peuvent pas s’en défaire. Ils commencent par se couper de façon superficielle et puis toujours plus profondément. La maîtrise des émotions et la perception de la douleur s’en trouvent d’autant plus fragilisées.
Il existe différentes manières de se faire du mal, que ce soit en conduisant dangereusement ou en développant des troubles alimentaires. Cela peut aussi se traduire par une addiction au jeu ou à la drogue. De nombreuses personnes borderline se mettent sciemment dans des situations à risque, afin de mieux prendre conscience d’elles-mêmes et de la réalité qui les entoure. La plupart d’entre elles ont déjà fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique et le taux de suicide de ces patients est particulièrement élevé : près de 10 % décident de mettre fin à leurs jours.

La thérapie comportementale dialectique
 Depuis les années 90, les hôpitaux allemands utilisent la thérapie comportementale dialectique pour soigner les patients borderline. Les médecins se servent de stimuli olfactifs, gustatifs ou thermiques comme alternatives à l’automutilation. Parfums, packs de glace, piment… Tout cela est censé aider les patients à sortir de leur état d’extrême excitation. Cette thérapie a pour but de leur enseigner un nouveau moyen d’exorciser leurs souffrances.
Les patients apprennent à résister au stress, à gérer les tensions et à maîtriser leurs émotions de façon à éviter tout risque de dérapage. Ils travaillent sur leurs sentiments émotionnels tout en y intégrant le facteur humain : le patient doit parvenir à s’imposer à autrui sans être rejeté par les uns ou les autres au bout du compte.

Des études ont montré que la thérapie comportementale dialectique permettait de réduire considérablement le taux de suicide ainsi que le nombre et la durée des séjours en clinique. Cette thérapie offre également aux patients une meilleure intégration sociale et professionnelle. Malgré cela, rares sont les pays européens à utiliser cette méthode.


Source: HIPPOCRATE, magazine de santé
Par Liv - Publié dans : Chroniques secrètes
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 10:05
J'ai besoin de parler, d'écrire, de me rassurer.
Je ne suis pas folle, je souffre depuis longtemps. J'ai toujours su que je n'étais pas comme les autres, que j'étais un peu "dérangée".
Mes accès de colère, mon manque de responsabilité, mon impulsivité, mon instabilité relationnelle, les couleurs de mon monde sans nuance (tout blanc ou tout noir) ont toujours perturbé ma vie.
Je suis arrivée à un point où je me dis c'est maintenant ou jamais.
J'en ai marre de subir mes émotions, mes impulsions, mes envies, puis passer mon temps à culpabiliser et regretter les excès auxquels mon autre moi-même n'a pas su résister.
Il y a 2 ans et demi, j'ai commencé à fouiller, à chercher, à essayer de déceler l'origine de ce mal-être.
Est-ce mon enfance maltraitée? la relation chaotique de mes parents? la guerre que j'ai vécue? la pénible et douloureuse séparation d'avec un être cher à 17 ans et demi?...
Ma vie est telle qu'elle est à cause de mes troubles ou mes troubles ont-ils été à l'origine de toutes ses tempêtes existentielles?
Je n'ai que 31 ans, mais j'ai bien l'impression d'avoir vécu dix mille vies.
Mes jours oscillent d'un bout à l'autre, sans mi-chemin, d'un vertigneux haut vers un profond bas, du noir au blanc, du triste à l'heureux, du puissant au faible.
Mon univers est teinté de superlatifs, extrémiste, jusqu'au-boutiste.
J'ai décidé de me saisir, de reprendre ma vie en main.
Je suis persuadée que je peux
changer les choses, je ne veux plus être victime de ma maladie.
Ca va sûrement être long, pénible des fois mais il faut que je me batte pour moi-même.
Il faut que je goutte pour au moins une fois dans ma vie, au goût de la stabilité, l'équilibre, ne plus être prisonnière de mes propres émotions.
Je vais essayer de tenir un journal de bord, histoire de suivre l'évolution de mon état "limite" et de ma bipolarité, de très près.
Mon médicament, ma thérapie et surtout ma volonté de me combattre pour vivre heureuse sont mes meilleurs alliés contre cette maladie.
A suivre...
Par Liv - Publié dans : Chroniques secrètes
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Livres

"Manuel d'entraînement aux compétences pour traiter le trouble de personnalité état-limite"
  de Marsha M. Linehan
"Traitement cognitivo-comportemental du trouble de la personnalité"
  de Marsha M. Linehan

 "Borderline: Retrouver son équilibre"
  de Dominique Page

"Comprendre et soigner les états-limites"
  de Didier Bourgeois, Dominique Barbier
"Traitement du trouble de la personnalité borderline: TCE, approche intégrative"
 de Firouzeh Mehran
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